jeudi 23 mai 2013

Inspiration tatouage #3 [Rockabilly & Lady Luck]

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Mon amour pour les tatouages n'est plus à prouver, me revoilà avec une troisième édition de mes inspirations tattoo (après les Fairy Tales et le Lettering). Aujourd'hui je vais m'intéresser au Rockabilly.. Un look, un style que j'apprécie énormément.

Je ne me prétend pas experte en la matière, loin de là, mais définissions un peu tout ça histoire de mieux nous y retrouver. Le Rockabilly, dérivé du rock'n'roll, était particulièrement célèbre dans les années 50 (si je vous dit Elvis Presley, ça vous parle je pense..). A la base c'est donc un style musical ! Mais comme beaucoup de sous-culture (attention rien de péjoratif là dedans), le Rockabilly voit l'émergence d'un style vestimentaire (coiffure banane, blouson de cuir, victory rolls, bandana etc), une façon de vivre.  

Émerge également un style de tatouage, qu'on associe bien souvent au Old School. N'allez pas croire qu'on peut faire n'importe quoi, le tatouage Rockabilly est très codifié ! Très coloré, traits épais, symboles distinctifs : fer à cheval, dés, carte, trèfle et la fameuse Lady Luck.

Hebergeur d'image Sans le savoir, vous la connaissez surement, Lady Luck est cette pin-up légèrement vêtu et terriblement charismatique qui orne bon nombre de tatouage Rockabilly, c'est un peu l’emblème de ce style. Aussi appelée Miss Fortune, Lady Luck est un symbole de chance (certains casino portent même son nom) comme on en retrouve beaucoup dans ce style (comme je le disais, trèfle, fer à cheval..) Et pour ceux qui s'intéressent à l'histoire, il est même dit qu'elle n'est autre que l'allégorie moderne de Fortuna, déesse romaine (rien que ça)! Bref maintenant vous pouvez mettre un nom sur cette petite pin-up que vous avez certainement croisée plus d'une fois !

Après ces petites informations (qui j'espère vous auront donné envie d'en savoir plus), voici quelques tatouages. Même si je ne me ferais certainement pas ce type de tatouage, je les trouve vraiment très beaux et allant superbement bien à ces pin-up grandeur nature :)

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D'habitude, je vous montre uniquement le tatouage, mais je trouve que pour le tatouage Rockabilly, il faut vraiment le voir avec la personne, c'est vraiment un tatouage qui va avec tout un style, l'un va rarement sans l'autre :)

jeudi 16 mai 2013

Feel lika star [Shooting]

J'en avais parlé il y a un petit bout de temps sur Hellocoton, ma maman m'avait offert un shooting photo (même deux puisque grâce à une offre de Noël il y avait deux shooting photo pour le prix d'un). Faire des photos avec un pro ça faisait longtemps que j'en avais envie, mais je n'osais pas me lancer, et puis pas évident de savoir vers qui se tourner.. Puis cette année, à la fac, je me suis fait une très bonne amie: Emilie (du blog Emy & Co) qui fait pas mal de shooting et est modèle pour le photographe MD Photographe. Grâce à elle j'étais motivée et j'ai trouvé un photographe compétent et pas cher (comparé à d'autres).


Il y a un peu plus d'un mois, je m'en vais faire le shooting dans son studio. D'abord on se fait maquiller par Julie, maquilleuse pro (qui maquille avec du MUFE pour celles que ça intéresse). Je lui demande un smoky noir pailleté et des lèvres rouge, je suis vraiment ravie du résultat, vraiment impeccable.

Ma mère et moi avions trois tenues chacune histoire de diversifier un peu les photos. Mais l'esprit global du shooting était "Pin up" "Glamour" (on fait comme on peut).

J'ai de suite était très à l'aise grâce à Mickaël. Il me guide, me donne des idées, est très souriant. On se met vraiment rapidement en confiance, on se prend au jeu, on fait la star quoi (j'avais peur d'être très mal à l'aise, crispée). Et bon dieu que ça fait du bien de temps en temps de se sentir canon, et "privilégiée".

Ce shooting fut vraiment un bon moment et j'ai terriblement hâte de faire le prochain (en plein air sûrement, quand le temps sera plus clément..)(et il faudra que je trouve un thème d'ailleurs !). En tout, 42 photos toutes aussi superbes les unes que les autres.. Ce qu'il faut savoir c'est que Mickaël ne fait que des retouches lumières (ou alors si vraiment vous avez un méga bouton sur la face hein) et couleur mais ne va ni amincir, ni modifier les traits du visages etc.. Je vous met ici celles que je préfère :)

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 Voilà pour un petit aperçu ! J'ai vraiment pris plaisir à faire ces photos, un très bon moment tous ensemble (oui parce qu'il y avait Mickaël le photographe, ma maman, Emilie, Julie la maquilleuse et Odette compagne du photographe), très agréable et détendu ! 

Évidemment il y a aussi des photos avec ma maman et des photos d'elle seule. Je ne vous en met qu'une de chaque car je n'ai pas envie de vous déballer toutes ses photos (ça ne se fait pas) mais que je voulais quand même vous montrer comment elle est canon ! Les photos sont sublimes, à bientôt 43 ans, moi aussi je veux bien être comme ça (ma maman gère, je sais ;) !)

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mardi 7 mai 2013

Chronique d'un monde qui s'écroule, mon monde.




Septembre 2009. Je rentre du lycée, dépose mon sac, rejoins ma mère au salon pour lui dire bonjour, comme j'étais partie tôt le matin. "Ca va?" "Oui" me répond-elle simplement et normalement. Pourtant ce oui ne sonne pas du tout "normal" dans mes oreilles, quelque chose cloche, je le sens, je le sais. Je questionne ma mère immédiatement. "Mais quoi? Y'a rien du tout" me sort-elle dans un gloussement qui se veut rassurant. J'insiste, je sais qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Elle commence à se dévoiler "Mais, j'ai pas envie de te le dire, tu viens à peine de reprendre l'école, j'veux pas te perturber, pourquoi tu devine toujours tout?". Je le savais, il y a bien quelque chose. Quelques secondes plus tard elle cède, "C'est mamie". Silence. Cancer. Complication. Cette fois  c'est pire que d'habitude. Cette fois son état s'est gravement détérioré. Cette fois, c'est peut-être le dernier combat. Je m'effondre. Je suffoque. Je refuse d'y croire.

Deux semaines plus tard. Ma mère vient nous chercher, mon frère et moi, au lycée. On va monter à Reims, voir ma mamie à l'hôpital. Elle va voir à la vie scolaire, je n'ai plus cours mais mon frère si, elle doit remplir des papiers pour pouvoir l'emmener. Mais arrivée là haut, elle n'arrive pas vraiment à s'exprimer, elle n'arrive pas à tenir le stylo. La surveillante le fait pour elle. Je me tiens derrière, silencieuse, tentant de ne pas craquer. On monte en voiture, je lâche les vannes. Je n'ai pas vue  mamie depuis que son état a empiré. Ma mère va la voir presque tout les jours. Elle me dit de rester forte, que je serais peut-être secouée par son apparence. On arrive à l'hôpital, je sèche mes larmes et rentre dans sa chambre la tête haute. Choc. En 10 ans à se battre contre le cancer, jamais aucune chimio ne lui avait fait perdre ses cheveux. Ses beaux cheveux cuivrés. Ils ne sont plus là. Elle est terriblement amaigrie aussi. Faible. Pourtant, malgré l'apparence elle est comme d'habitude, souriante, enjouée, blagueuse. On se remémore de bons souvenirs (et dieu qu'ils sont nombreux). Elle nous raconte comment elle a réussie à amadouer les infirmières (comme elle sait le faire avec tout le monde) pour que chaque soir elles viennent pousser son lit près de la fenêtre pour s'en griller une. On rit, on discute pendant des heures, on se regarde avec tendresse. C'est l'heure de partir, un dernier baiser, une dernière parole de sa part "Eh faite bien attention sur  la route surtout !". Je sors de la chambre. C'est la dernière fois que je verrais ma mamie. Je le sens. Je le sais. Je m'effondre.

Une semaine plus tard. Ma mamie est sous appareil respiratoire. Elle a arrêté de manger. Mes parents lui rendent visite le week-end (tandis que ma mère va la voir tous les jours). Ils ne veulent pas qu'on vienne mon frère et moi. Ils ne veulent pas qu'on la voit ainsi. Ils veulent qu'on la voit comme la dernière fois, souriante et pleine de vie. Je les remercie pour ça. Ma mamie était hyperactive, extrêmement enjouée, souriante et blagueuse n'importe quand. Je n'aurai pas supporté de la voir autrement.

Vendredi 9 octobre 2009. Il est 14h, je finis les cours et ma mère doit venir me chercher. Je monte dans la voiture. Tiens mes deux parents sont là. "Alors, on va chercher  mon brevet au collège?" "Non on y va pas aujourd'hui." "Ah bon on avait dit qu'on irait pourtant?" "Une prochaine fois". C'est mon père qui parle. Ma mère ne dit rien. Dans la voiture personne ne me regarde. "Qu'est-ce qui a?" Mon père se retourne vers moi et dit doucement "C'est ta mamie, elle est partie". Silence. "Cette nuit. A minuit". Silence. Les larmes ne se font pas attendre, mon monde s'écroule. Mes larmes ne cesse de couler les jours qui suivent. Mon frère n'a pas pleuré, pas une seule larme "J'ai tellement mal, je suis tellement triste, je n'arrive même pas à pleurer, et ça m'énerve".

Mardi. Aujourd'hui, s'annonce la pire journée de ma vie. Vêtue de noir, nous nous dirigeons vers le funérarium. Je pleure. Encore. Toujours. Mon frère me prend dans ses bras. "Tu veux aller la voir?" me demande maman. "Non je ne peux pas". Je ne peux pas supporter l'idée de la voir ainsi, sans sous sourire, sans son rire qui aurait soulevé des montagnes. On arrive à l'Eglise. Mes larmes sont toujours là. Le cercueil arrive, ses fils le porte. Mon cœur se serre comme jamais. La cérémonie commence. Mon frère se met à pleurer comme jamais auparavant. Les larmes coulent sans s'arrêter. Je ne l'ai jamais vu ainsi. Je le console. Nous pleurons ensemble, l'un contre l'autre. Arrive les adieux. L'Hymne à l'amour. Je ne peux plus entendre cette chanson sans pleurer (mais ne m'en rendrais compte que quelques mois plus tard en l'entendant par hasard et en m'effondrant immédiatement). Au cimetière. Dernier au revoir. J'avais ce collier en argent, cette serrure en forme de cœur,  cette clé. Je lui laisse, comme dernier souvenir, comme dernière tentative d'être près d'elle pour toujours. Le cercueil descend. Ma douleur est à son apogée. 

Cette expérience, évidemment la plus douloureuse de ma vie. Ma mamie était une femme extraordinaire, courageuse, qui s'est battue toute sa vie. C'est un modèle pour moi. Elle était si humaine, pleine de vie, extravertie. Bientôt quatre ans qu'elle est partie et pour moi, le deuil est impossible. La douleur est encore trop vive. Elle est partie, si vite, trop vite. Je pensais naïvement qu'elle était invincible. Dix ans à se battre contre le cancer, dix années où elle n'a jamais rien montré de sa douleur, comme si elle n'était pas malade, comme si elle ne souffrait pas. Je pensais naïvement que rien ne lui arriverai jamais

J'ai ce gros regret. Comme beaucoup. Ce regret qu'elle ne soit pas là aujourd'hui pour voir ce que j'ai réussi dans ma vie les années qui ont suivi. Mais je sais, que j'aurais été là. Tout ces mercredis après-midi, tout ces dimanches passés en sa compagnie, à rigoler. Multitude de souvenirs heureux..

Je suis fière de ma maman à moi, qui l'a soutenue. Du début à la fin. Elle a toujours été là pour elle. Elle l'a empêché de baisser les bras face à la maladie. Une maman est irremplaçable et je sais que quoi qu'il arrive, je serais toujours là pour la mienne, quoi qu'il arrive, je la soutiendrai, je serais à ses côtés. Parce que le plus dur après c'est de revoir les vidéos, entendre sa voix et son rire si communicatif. Le plus dur après c'est de savoir que des douleurs comme ça, on en aura encore plein. Savoir que ce n'est que le début. Savoir qu'on n'est jamais près pour ça.

Mon égoïsme à moi, c'est de vouloir partir avant tout les autres. Tout ceux que j'aime. Cette douleur n'est pas humaine. Je ne veux plus la revivre.